De Scissors Crossing à Warner Springs
J5 (du mile 77 au mile 79,4)
19 avril (suite)
Je reprend le chemin là ou je l’avais laissé. Je ne compte pas aller loin: le premier campsite est sensé être le plus grand, mais ceux situés plus loin sont tout petits. S’il y a déjà du monde, je serais bien embêté. Surtout que le sac est lourd, le point d’eau est au mile 91. Et comme c’est une cache, il y a le risque qu’elle soit vide quand j’arrive. Bref, j’ai chargé mon sac d’eau.
Je monte tranquillement. De nouveaux types de cactus font leur apparition.

Arrivé à l’emplacement prévu, 4 tentes sont déjà là. Il reste de la place sur la partie la plus exposée au vent. Le terrain est très sableux, le vent est assez fort, impossible de maintenir la tente en place. Même les cailloux à disposition ne suffisent pas. D’après la météo, rafales à 60km/h, mais comme on est dans un couloir de vent, c’est assez violent.

Très bien, le vent, tu ne veux pas que je monte la tente? D’accord. Je vais donc dormir à la belle étoile. Cowboy camping, comme on dit ici. Je m’endors sous la voûte étoilée, pas un seul nuage pour gâcher le spectacle. J’ai même droit à quelques étoiles filantes.
J6 (du mile 79,4 au mile 94,4)
20 avril
Première étape du jour: aller au point d’eau.
Ma première ampoule ne me fait plus du tout mal. L’inconvénient, c’est qu’elle a invité deux copines… Je pense que c’est dû aux conditions: la chaleur, qui me fait transpirer, et le chemin, principalement du sable et de la poussière. Ça s’infiltre partout, c’est une horreur. Même avec les guêtres, les chaussures et les chaussettes, j’ai les pieds noirs.
Le vent ne s’est pas calmé, bien au contraire. Dans ces conditions, certains passages, un peu étroits, exigent de faire attention.
Au fait: j’ai l’impression que je grogne beaucoup ici, non? Genre, le mec est en vacances, et il est pas content parce qu’il a chaud, qu’il y a trop de vent et qu’il a mal aux pieds…
Je vous rassure: moi ça va. Ce ne sont que des détails, je grogne pour la forme.

Je trouve le point d’eau sans difficultés. Je pose mes affaires, et fais une petite sieste à l’ombre, sous un buisson.


Avant de reprendre la route, je tente de modifier le laçage de mes chaussures, histoire de voir si ça peut aider pour les ampoules. Pour le moment, ça a l’air pas trop mal.
Je m’arrête après quelques miles, vers 17h. Trois personnes sur le campement, mais il reste des places de libres. Les autres campements possibles, plus loin, sont plus limités.
Vous avez vu, je deviens bon, pour trouver des excuses et arrêter de marcher, non?

Encore du vent, cette fois je n’essaie même pas de monter la tente. Cowboy camping. Et je fais bien, la tente à côté de la mienne tombe sur son propriétaire pendant la nuit.
J7 (du mile 94,4 à Warner Springs, mile 109,5)
21 avril
L’objectif du jour: le community center de Warner Springs. Il ouvre l’après midi, ferme à 19h. Mais surtout: on peut y faire sa lessive et se laver. La toilette de chat, ça va un moment, mais ça a ses limites, surtout quand on rationne les quantités d’eau.
Au détour d’un virage, je tombe sur ça:

Petit à petit, j’avance. Je passe la barre des 3 chiffres: 100 miles.
Puis j’arrive dans le meadow de Warner Springs. Traduisez par: la prairie.

Ça fait plusieurs jours que je suis cerné de buissons, l’impression de changement est grande.
Et enfin, juste à côté du trail, petit passage obligé par Eagle Rock, une formation rocheuse naturelle. Étant donné que l’aigle est un symbole américain, c’est l’attraction locale.

J’arrive à Warner Springs début d’après midi. Douche, lessive, recharge en électricité, ravitaillement, repos.
Je reviens un peu en arrière, pour poser ma tente, sur un emplacement sympa, près d’une petite rivière. La météo indique un coup de vent, avec possibilité de pluie, pendant la nuit. Pas de cowboy camping ce soir…
Vous avez remarqué, je suppose, que pour le moment, les étapes sont courtes. Ce n’est pas pour rien que le PCT est considéré comme plus facile dans ce sens. Mais je vous rassure: les choses vont changer. Pour commencer à corser un peu les choses, le prochain ravitaillement est dans 69 miles…
Top Émilien 👍👍
Hello Emilien
C est passionnant de te suivre j adore
Je vous que tu gère bien , un vrai aventurier les serpents a sonnette , dormir comme un cow boy , les ampoules .. mais tu as l air heureux
J’espère que tu as fait le voeu de rester en vie (au cas où). Et oui t’as l’air heureux ( enfin tas l’air quand même un peut déprimer ) Bonne chance pour la suite
Hi Emilien
Si si je pense vraiment que ton réel sourire traduit ton état d’esprit heureux et zen.
Quel plaisir de te lire !!
Prends soin de toi
Je t’embrasse
Christina
Whaou ! Ça y est tu es parti , tu le fais !! Bravo à toi , ça a l air top. Merci pour le lien et le blog. Bon courage à toi mais tu as l air de faire exactement ce que tu avais envie de faire
Salut marche bien
Coucou Emilien je suis chez moi depuis une semaine je viens d’ouvrir ton blog ! Bon courage a toi je vois que tu ne perds pas ta bonne humeur ! Bonne continuation
Salut collègue,
Waouuuuu !!! j’étais en vacances mais là j’ai fait la lecture de tes premiers pas … enfin 100 miles déjà , c’est trop chouette : c’est bien de pouvoir te suivre , j’aime tout sauf les serpents à sonnette, les ampoules et trop de chaleur. Ce que je préfère c’est quand tu dis : j’ai trouvé le point d’eau ! avec la grosse pancarte WATER ! alors je sais depuis peu que mon anglais est à revoir mais là quand même c’est facile même moi j’aurais trouvé . Franchement c’est super continue ce beau périple … A très vite
Coucou
C’est un plaisir de te lire et suivre ton périple , merci de partager tes superbes photos !
Je te souhaite plein de courage .
Bonne continuation
Bonjour Emilien,
Odile vient de nous apprendre que tu étais parti pour une folle aventure et nous te souhaitons un magnifique voyage et beaucoup de courage pour affronter tous ces miles.
Bises
Salut Emilien,
Bravo pour le passage des 3 chiffres !
Encore 900 miles pour les 4 mais nul doute, vu ton sourire et ton moral que ça va le faire.