De Big Bear à Cajon Pass
Alors, pour commencer, le genou va bien. Je fais bien attention à lui, je le chouchoute, je le bichonne. Je pense que mon second genou commence à en être jaloux.
Cette semaine, j’ai décidé d’augmenter les quantités de nourriture, et de vous détailler un peu ce que je mange. Ce qui devrait vous expliquer, sans doute, pourquoi, une fois arrivés en ville, on se jette sur tout ce qu’on trouve…
J21 ( du mile 266 au mile 279)
5 mai
Ce matin, je profite du lit au maximum, et je me lève juste pour le petit déjeuner, à 8h. Il faut dire, toutes mes affaires sont prêtes. J’ai eu du mal à caser mon sac de nourriture dans le sac à dos, mais tout fini par rentrer. A 9h, on termine de mettre en carton le colis de nourriture, ce qui est vite expédié. On est prêts. Mais… on est trois à partir, ce matin, et la troisième, dont le trail name est Toxic, ne sera prête qu’à 10h30. Donc on l’attend.

D’abord, direction la poste. Les agents sur place sont visiblement habitués à voir des randonneurs envoyer des paquets de nourriture. Et enfin on quitte Big Bear et ses ânes.
Ah oui, j’ai oublié de vous parler des ânes de Big Bear. Ils descendent des ânes que les chercheurs d’or ont autrefois utilisés, puis abandonnés quand ils sont partis. La zone n’était pas assez rentable: un peu d’argent, très peu d’or. Les ânes sont donc devenus sauvages, et prospèrent depuis. Et ils adorent mettre le bazard dans la ville, vider les poubelles, etc… A tel point que les locaux les considèrent comme des nuisibles. Mais ils sont protégés, donc personne ne les embête. Et on évite de les approcher, ils peuvent ne pas être très sympas.
Tout ça pour dire que dans la liste des animaux sauvages que j’ai vu, je peux ajouter: des ânes.
Évidement, commencer à marcher à 11h, cela fait une petite journée. Le trail monte, pour contourner Big Bear par le nord.

On s’arrête vers 12h30 pour manger. On est alors rejoints par trois autres hikers, et on fait des envieux: moi et Shephard, on a pris des bagels. Je garnis les miens de mayo, cheddar, pepperonis, et Shephard m’offre des petits poivrons pour compléter. Tout cela est évidement périssable rapidement, mais l’objectif est de consommer ça dans les plus brefs délais.
On apprend que pendant la nuit, on a de fortes chances de voir une pluie d’étoiles filantes. Chouette. J’aimerais bien tenter des photos en pause longue de nuit. Avec la pluie d’étoiles filantes, c’est l’occasion ou jamais. Sauf que cette nuit, il va geler… Vais-je avoir le courage de braver la température pour une expérience photographique? On verra bien…
En arrivant au premier point d’eau, on trouve une glacière, pleine de glaçons et de bières, bien fraiches. Merci!

Vers 18h30, on passe devant le Cougar Crest Trail, un chemin qui redescend vers la ville. Kenny nous a dit que ce soir, il organisait une soirée mexicaine, qu’il allait cuisiner tout l’après midi, et que si on voulait, on pouvait l’appeller, il viendrait nous chercher au trailhead. Moi et Shephard, on se regarde… Mais non, ça n’est pas comme de ça que nos sacs à dos vont s’alléger.
Repas du soir: purée lyophilisée. La marque Idahoan (avec de vraies pommes de terre de l’Idaho!) fait des trucs très sympas, et est facile à trouver ici. Un sachet, en théorie pour 4 portions, me fera mon repas. Je mange, en même temps, du beef jerky, cette viande de boeuf sèchée, initialement inventée par les Amérindiens et recopiée par les Américains.
Évidement, ce soir, c’est cowboy camping.
J22 (du mile 279 au mile 298)
6 mai
Lever un peu tardif. Peut-être dû à la partie photo de nuit. J’ai loupé l’horaire du pic d’étoiles filantes. J’en ai vu quelques unes, mais ja n’ai pas réussi à en prendre en photo. Tant pis. Le résultat me convient tout de même.

Petit déjeuner au instant oatmeal (müesli instantané). De l’eau chaude, deux sachets individuels, saveur pomme cannelle, et je rajoute des raisins secs. On attend quelques minutes que ça gonfle, et c’est prêt. On mange, et on part. On longe toujours Big Bear.
On trouve un arbre sympa. On en profite pour prendre le second petit déjeuner. Oui, comme les hobbits. Je mange deux poptarts, une sorte de biscuit, pas excellent en soit, mais très calorique. C’est donc un must have. Ceux la sont à la fraise, et j’en ai à la myrtille. Et j’ajoute à une de mes bouteilles d’eau un sachet de chocolat en poudre. Je sais, dit comme ça, ça n’a pas l’air terrible. Mais ça passe.


Le premier point d’eau est à 7 miles. C’est un abreuvoir à chevaux. Et l’eau, quasiment stagnante, ne nous inspire pas confiance. On file donc au point suivant, 2 miles plus loin. Un petit ruisseau, au débit très faible. Difficile de faire le plein ici, on prend, avec beaucoup de patience, le strict minimum, et on continue jusqu’au suivant.
Enfin, presque. On fait un petite pause à l’ombre. Et Shephard a faim. On continue sur nos bagels, on avait prévu trois repas de midi avec. Je prend un peu de trail mix en guise de dessert.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le trail mix, c’est un mélange de différentes noix, amandes, de fruits secs, parfois de bonbons. Il n’y a pas de recette unique, chacun y met ce qu’il aime.
Et on arrive enfin au point d’eau.

Inutile de préciser, je pense, qu’on est pas partis au bout de 5 minutes… L’eau est très fraîche, cela fait un bien fou. Évidement, on grignote sur place avant de repartir.

En regardant le plan, on s’apperçoit qu’on va croiser la rivière plusieurs fois. Et qu’il y a un campement au bord de cette rivière, mais c’est un peu loin. Tant pis, on va faire un petit effort. La récompense attendue nous motive, et on arrive vers 18h. Après une pause « barre de céréales », bien entendu.

Baignade rapide, il commence à faire un peu plus frais.

Le sol est couvert d’une épaisse couche de sable. Bien moelleux. On va bien dormir, ce soir.

Le soir tombe vite. On prépare nos repas. Pour moi, ramens. Deux sachets, en théorie de deux portions chacun. J’améliore le résultat avec une cuillère de beurre de cacahuète et un peu d’un sachet d’épices « chop suey ». Un peu de beef jerky pendant que ça cuit. Et au lit, bercé par le chant des grenouilles… Enfin, jusqu’à ce que je retrouve mes bouchons d’oreilles. Non mais…
J23 (du mile 298 au mile 316)
7 mai
Effectivement, on a bien dormi. Lever tardif, instant oatmeal, départ tardif. L’objectif du jour est à 9 miles. Pas l’objectif final, entendons-nous bien. En effet, à 9 miles, on trouve des hot springs, des sources d’eau chaude naturelle… Je ne suis pas certain que l’on va faire beaucoup de distance, aujourd’hui.
On suit la rivière à côté de laquelle on a dormi.

Second petit déjeuner: granola et eau chocolatée.

Le chemin qui y mène aux sources chaudes est plutôt sympathique.



Vers midi, on termine nos bagels mayo/pepperonis/cheddar/poivrons.
Cependant, une fois sur place, c’est là déception qui s’installe. On a juste oublié une chose. Aujourd’hui, c’est samedi. L’endroit est vraiment bondé.
Il y a 3 bassins naturels, placés juste à côté de la rivière. Seul le plus chaud est accessible, et il est vraiment très chaud. Trop. Pas pour rien qu’il y a de la place… Pour les autres, il faudrait attendre que quelqu’un en sorte, et jouer des coudes pour y entrer. Très peu pour moi.
Bon, tant pis, on est là… On va profiter de la rivière, encore une fois. Baignade!
On repart assez rapidement, finalement. On est plutôt dépités. Il faut dire, on ne suit pas vraiment le calendrier, sur le trail…
Ah, et l’endroit est sensé être naturiste. Il n’y a que quelques adeptes, mais j’ai évité de prendre des photos, évidement.
Mais on a une idée pour se rattrapper. Plus loin, on arrive au bord d’une route. Et il y a ce bar de motards, qui, a priori, sur un coup de téléphone, envoie quelqu’un vous chercher, vous ramène à la demande. Il y a de la bière, et on peut commander des pizzas…

On décide donc d’aller sur place, de bien manger, de bien profiter de la bière, et si possible de revenir sur le trail: il semble y avoir un petit campement possible à 1,2 mile. Et on voudrait, demain matin, commencer à marcher de bonne heure. Sinon, on peut aussi camper à côté du bar, ça ne les dérange pas.


J’y retrouve, entre autres, Thimoty, avec qui j’avais discuté à Mount Laguna, le 3e jour, en attendant que la chaleur passe.

Et donc, après 2 pizzas taille large (et on parle bien du « large » en version américaine… ) et de deux pichets de bières (un en attendant les pizzas, le second… pour accompagner les pizzas, bien entendu), que l’on se partage, moi et Sheppard, au milieu des autres hikers qui restent camper sur place, nous voilà revenus sur le trail.
Il est 20h30. Il fait nuit.
On sort nos lampes frontales, et nous voilà repartis. Hou, ça bouge dans les fourrés. Peut être un puma, il paraît qu’ils chassent surtout la nuit. Heu… Ça bouge là bas aussi. Peut être un second puma…
Et donc, après avoir dérangé tous les lapins du voisinage, plus quelques serpents qui profitent de la chaleur résiduelle du chemin, on arrive au point prévu. Zut, l’emplacement est pris. Il est plus de 21h. C’est une heure où on ne doit pas déranger les autres randonneurs. Ici, on dit que 21h, c’est le minuit du hiker.


On continue donc un peu, on fini par repérer deux emplacements à peu près plats. On s’installe rapidement, et au lit!
On est tous les deux d’accord: la journée, qui s’était montrée plutôt décevante, se termine très bien.
J24 (du mile 316 au mile 332)
8 mai
Pas une super nuit, on entendait les trains, dans la vallée, qui actionnent régulièrement leur klaxon, pendant la nuit. Oui, ça ne s’appelle sûrement pas un klaxon, sur un train, mais vous m’avez compris. Il y a aussi eu du vent une bonne partie de la nuit. Mes affaires sont humides, il y a des gouttelettes d’eau sur mon quilt. Il faudra faire sécher ça avant la prochaine nuit.
Petit déjeuner, toujours avec un instant oatmeal et des raisins.
Aujourd’hui est annoncé un coup de vent, sur la section que l’on vient de terminer. Cependant, il en reste un peu pour nous. Et des nuages qui nous cachent enfin un peu ce soleil. Moi, j’adore. Les autres, ceux que l’on va croiser aujourd’hui, un peu moins. Il est vrai que le vent est plutôt frisquet…

Second petit déjeuner vers 9h, avec barre chocolatée que je garde bien au milieu du sac, pour limiter les effets de la chaleur, et poptarts. Seconde pause vers 11h, trail mix.
On appercoit enfin le lac Arrowhead, que l’on va contourner. Il est issu d’un barrage.


Repas de midi, au bord du lac: un sachet de poulet (oui, on peut le trouver en sachet, ici. Tout comme le thon), semoule, une dosette de sauce tomate, et huile d’olive.


Le vent forcit, et la température diminue encore. Je finis par randonner avec ma veste polaire. Avant de s’arrêter le soir, on a fait deux pauses grignotage. Une barre Cliff (à base de noix) et du trail mix.

Le choix du campement devient compliqué. La meilleure possibilité est loin, et on n’est pas tellement motivés. Seulement, on est en hauteur, et il y a du vent. Difficile de trouver un spot abrité. On y parvient tout de même, en pariant qu’il ne va pas pleuvoir. C’est qu’on est installés dans le lit asséché d’une rivière…

Au menu de ce soir: un sachet de riz, arromatisé façon tacos, avec ce qui me restait de pepperonis.
J25 (du mile 332 à Cajon Pass, mile 342, puis au mile 347)
9 mai
Descente dans la vallée.



Vous avez commencé à comprendre, le repas du randonneur tourne surtout autour de féculents (riz, pates, purée, semoule), d’oléagineux (amandes, noix, cajous, cacahuètes, etc…) et de fruits secs, plus tout un tas de gâteaux et autres barres au fort pouvoir calorique. Pas vraiment de surprise de ce côté là.
Je prend aussi, de temps en temps, quelques repas déshydratés tout prêts, mais le tarif n’est pas le même. Un sachet de ramens ou de purée déshydratée, entre 0.5 et 2$. Un déshydraté, selon la marque et le contenu, ça peut monter à 18$. Enfin, au moins, ça permet de varier.
Ce n’est pas souvent excellent. On essaie d’améliorer un peu tout ça comme on peut, mais ça reste assez sommaire. Et surtout, on essaie de varier, pour ne pas se lasser. On va devoir rester sur ce genre de régime alimentaire pendant environ cinq mois. Et c’est TRÈS long.
J’en arrive même à noter la nourriture en deux catégories: celle bonne pour la rando, et celle bonne pour le moral. Les poivrons dans les bagels: moral 9, rando 0. Les poptarts: moral 3, rando 9. La tartiflette: moral 10, rando 10, mais ça va être compliqué, sur le trail…
Seule la quantité, qui peut paraître importante, peut limiter la perte de poids. Et en fait, c’est encore trop peu. Je vous assure que je me sens fondre.
Ce qui devient la norme, pour en avoir parlé à des hikers longue distance expérimentés (comprendre: les deux hikers qui ont déjà terminé l’Appalachian Trail et que j’ai rencontré), ce qui va devenir la norme, c’est : au moins une barre par heure. Mais mon estomac n’est pas encore prêt pour ça.
Alors on compense en mangeant ce qui devient, au fur et à mesure, de la « vraie nourriture », qu’on ne peut pas faire sur le trail. Et ce, dès qu’on y a accès.
Maintenant, je vous laisse imaginer l’étape du jour. On passe juste à côté du temple de la nourriture calorique. On y trouve aussi des sodas frais. L’endroit est climatisé. Il y a des prises électriques pour recharger nos appareils. Il y a des toilettes, et des lavabos pour se laver les mains et le visage, avant de manger. On peut aussi se ravitailler en eau.
Bref, tout pour attirer les hikers. Et ça, les propriétaires l’ont bien compris.

Sauf que…
Sauf que le Mac Do est en travaux. Pas de toilettes, de lavabo, d’électricité, ou de clim. Pas de chance.

Seul le drive est ouvert. On commande quand même, et on mange sur la pelouse, à l’ombre des arbres, derrière le Mac Do.
Heureusement, pour nous remonter le moral, on a un trail magic! C’est un ancien hiker de 2012, qui passe quelques jours ici même, à faire sa magie: boissons fraîches, et burgers faits sur place. Bien meilleurs que ceux de Mac Do, bien entendu.


Et la réponse est oui, il reste toujours de la place pour un burger.
Au passage, puisque l’on traverse les États Unis du sud vers le nord, on croise, forcément, une autre route célebre, qui traverse, elle, d’ouest en est. Et le croisement se fait ici, à Cajon Pass.

Sheppard grogne. Ça fait trois jours qu’il me parle de fanta. Il en rêve. Et là, pas de fanta. On repère un restaurant Del Taco de l’autre côté de l’autoroute. Et bingo! Un petit fanta chacun. Ensuite, on retourne sur la pelouse derrière le Mac Do, qui reste le lieu de rassemblement des hikers. On y croise ceux devant nous, pas encore partis, et on voit arriver ceux derrière nous, qui repartirons plus tard.
On bulle sur la pelouse. Le prochain campement n’est qu’à 5 miles, on n’est pas pressés. Il y aura aussi de l’eau. Enfin, une water cache pour être précis. Normalement, il ne faut pas compter sur les caches, mais le water report est clair: il y a de l’eau.
L’objectif de demain soir est actuellement à 21 miles. En montée. Jusqu’au sommet de l’Acorn Trail, qui descend ensuite vers Wrightwood. Le Mac Do est à 900m daltitude, le sommet de l’Acorn Trail à 2400m. Et Wrightwood à 1800m.



La remontée se passe bien, la cache d’eau est bien pleine. Et on voit même les Trails Angels qui viennent la remplir, que l’on remercie chaleureusement au passage. Ils emmènent aussi quelques bières, au cas où ils croiseraient quelques hikers… Merci!



J26 (du mile 347 au mile 363, + 3 miles de l’Acorn Trail)
10 mai
Nuit froide. J’ai du givre sur mon quilt à mon réveil. Ma montre indique 6°C, à l’abri du vent, mais ce vent se fait bien sentir. Il en sera de même toute la journée.
Ho, et en sortant du campement, je tombe sur Pascal, un français. Lui aussi est un rapide, il fait de plus grosses étapes que moi. Je ne sais pas si je le verrais de nouveau, mais ça fait du bien de parler un peu en français. Et surtout pour lui: il ne parle quasiment pas anglais. Dur, dur…
Comme prévu, aujourd’hui, on monte.

On monte.

On monte encore.

On monte toujours.

On finit par atteindre la hauteur des grands pins. De l’ombre. Mais toujours avec ce vent froid, c’est un peu moins agréable. Enfin, ça grimpe un peu moins.

Et enfin, on descend. Vers Wrightwood.

On obtient le numéro de Bonnie « Barracuda », une Trail Angel, qui propose de nous héberger gratuitement pour la nuit. Deal!

Après une bonne douche, on lance une lessive. Et on sort manger.

Demain, on prévoit de faire nos courses, et de repartir. Normalement, environ 5 jours de marche jusqu’à notre prochain point de ravitaillement, où nous attend notre colis, envoyé précédemment.
Enfin, on va vérifier le temps d’abord: la météo prévoit une belle vague de froid. Et la suite du trail est plutôt en altitude, la température y sera donc très basse. On va quand même vérifier avant de partir que la température ne descendra pas au dessous de ce que nous permet notre équipement.
Merci encore pour les bonnes nouvelles et les superbes photos !
Nous continuons à voyager,mais confortablement installés en ce qui nous concerne !
Bonne continuation de route
Michèle
Burger et frites! Ça va faire plaisir à ma fille 😁
arrête de mangé des hamburger, SA M’ÉNERVE !!!!!!!!!
Arrête de faire des fautes d’orthographe : CA M’ ÉNERVE !!!!
C’est pas de ma fautes si je suis nul en orthographe !
Alors c’est vrai que tu fais plusieurs fauteS mais je ne savais pas que tu t’orientais aussi vers le transgenre ma nièce chérie… Bisous
Toujours aussi intéressant de te lire Emilien, on s’y croirait !!! Et rassurantes ces nouvelles. 🙂
Bonne route 🤘
🍔🍟😀
Hi man !
Bien ton PPCPP … 😉 Pense aussi aux protéines :))
J’ai l’impression que tu as pris de l’expérience, ton rythme … et une certaine habitude de ce mode de vie. Continue !
Bravo et encore merci. 🙂
Et avec tout ça tu n’arrives pas à 6000 cal/j?
Bon, je reconnais que le menu est un peu monotone et que ça ne vaut pas un bon bœuf bourguignon, mais tu vas sans doute réussir à stabiliser ta perte de poids.
Bon courage et continue à nous faire rêver
Ouah ! Tu es parti ou déjà ?… Un monde parallèle à te lire !… On en prend plein les yeux et la tête. Merci de nous faire voyager avec vous !
Hi!
Tant mieux pour ton genou, il faut tenir mais ton sourire/banane rassure en plus tu marches en bonne compagnie visiblement en tout cas pour le genre humain..
Au plaisir de te lire
Bisous
C’est toujours aussi passionnant de lire ton blog ! Tu as le courage d’écrire malgré les journées harassantes ! Quels magnifiques paysages .
Et les ânes ? Ils sont pas commodes et… ne se laissent pas prendre en photo !
On est frustré !!
Le burger frites c’est le plat national ?
Je comprends mieux le surpoids de la population 🙂
Prends soin de toi.