Zéro, et de Mammoth Lakes à Tuolumne Meadows, puis 2 nuits dans Yosemite Valley, et retour à Tuolumne Meadows.
Je sais, je suis en retard sur le blog. Pas de réseau, pas d’électricité… Pas d’article. J’essaie de rattrapper ça aujourd’hui, promis.
16 juin
J63 (zero day)
Aujourd’hui, c’est repos.
Et honnêtement, on ne va pas faire grand chose.
On a décidé de prendre un peu de vacances. Alors pour vous, je suis déjà en vacances, ça doit vous surprendre. Mais on a besoin d’une pause. On va donc aller faire un peu de rando.
…
Je sens qu’il vous faut des explications supplémentaires, non?
Le PCT passe dans le parc de Yosemite. Mais pas par la vallée de Yosemite, qui est souvent considérée comme l’une des plus belles sur Terre. OK, surtout par les américains. Mais quand même, elle est plutôt pas sympa: classée patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO depuis 1984, c’est quand même un signe que ça vaut le détour, non?
Pour limiter l’affluence, qui pourrait endommager l’endroit s’il n’y avait pas de restrictions, il faut un permis pour y accéder. Permis qui précise par quelle entrée vous comptez accéder au parc, par où vous sortirez, où vous dormirez, et tout ça avec des quotas. Et évidemment, le permit PCT ne permet pas d’accéder à la vallée.
Comme pour le mont Whitney, je trouverai ça dommage de ne pas y aller, alors qu’on passe juste à côté. Tuolumne Meadows, où passe le PCT, est l’un des camps de base principaux.
On a donc passé une partie de la matinée à comprendre comment fonctionnait le système de permis, qui a changé l’année dernière, et obtenu un permis pour passer deux nuits dans la vallée, ce qui nous permettra de passer une journée complète sur place. Et on va faire ça en mode rando tranquille.
On a aussi profité de la gratuité des bus dans la station pour passer l’après midi à écumer les boutiques de sport, Shephard cherche une nouvelle poche à eau compatible avec son filtre, mais sans succès. La sienne commence à avoir plus de fuites qu’il n’a de doigts pour les boucher.
J64 (du mile 903 au mile 912)
17 juin
On part ce matin. On prend la navette pour remonter au trailhead.
Déjà? Oui, on a décidé de reprendre le trail, mais lentement. On doit être à Tuolumne Meadow le 20, à 10h au plus tard, pour prendre le permis pour Yosemite. En principe, on pourrait le faire en 2 jours. On va le faire en 3. Pour ne pas forcer, et se reposer un peu. On sent tous les deux, moi et Shephard, que nos genoux ont besoin de ralentir un peu.
Aujourd’hui, il fait froid. Il y a du vent. Et on a même droit à quelques petites gouttes de pluie avant de partir. La météo prévoit quelques unes de leurs copines plus tard dans l’après midi, mais ce n’est pas certain.
Bref, c’est une belle journée qui commence pour marcher.
On entre dans une nouvelle zone.


Il fait suffisamment froid pour qu’on se décide de s’arrêter à Red’s Meadows, pour y manger au chaud.
Alors Red’s Meadows, c’est un resort juste à côté de PCT, il y a un petit restaurant, une boutique, quelques cabanes à louer, et une navette qui va vers Mammoth Lakes. Pourquoi on est pas allés là pour se rendre à Mammoth Lakes, quand on est arrivés, au lieu de rallonger par Mammoth Pass? Parce que l’on a un très mauvais timing: c’est aujourd’hui que tout cela ré-ouvre. Hier encore, pas de navette, de restau, de boutique…
On y croise quelques PCT hikers, y compris… Deadlift. Elle repart aussi aujourd’hui.
Oui, oui, c’est Katariina. Oui, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas croisée. Mais je vous ai vu, ceux d’entre vous qui viennent de sortir leur sourire idiot. Vous pouvez le ranger. Au vu du programme des prochains jours, elle va avoir au moins 3 jours d’avance sur moi.
On vérifie rapidement la petite source d’eau chaude locale, mais il y a déjà du monde, on n’insiste pas. Il y autre chose que l’on a envie de voir aujourd’hui.
Le PCT passe à côté du Devils Postpile Monument. Une formation basaltique plutôt originale. Pour les plus jeunes: il y a environ 100 000 ans, de la lave a coulé dans une vallée, et a formé un lac de lave. En refroidissant, la lave s’est transformée en rochers et des fissures sont apparues à la surface, qui a refroidi plus vite. Les fissures se sont ensuite propagées vers les profondeurs, au fur et à mesure du refroidissement, ce qui ont donné cette drôle de forme.





Ensuite, on essaie d’avancer un peu, mais sans trop forcer. On fait une pause à 15h.




On fait une seconde pause à 16h. Cette dernière va se prolonger jusqu’au lendemain matin. On est dans un coin pas trop moche, abrités du vent, et il y a de l’eau à proximité. Que demander de plus?

J65 (du mile 912 au mile 925)
18 juin
Je passe une bonne nuit. Un peu fraîche, mais ça va. On se lève tard.
Aujourd’hui, on programme de passer Island Pass. Seulement 3117m.
Comment ça, j’ai l’air blasé? Je dis juste que c’est un petit col, moins impressionnant que les derniers. Il s’appelle ainsi à cause du lac placé à son pied: Thousand Islands Lake. Pour les non-anglophones: le lac aux mile îles.
Et pour changer, on va passer quasiment toute la journée à monter.
On trouve un coin sympa pour manger. Par contre, on n’est plus abrités du vent, et clairement, il fait froid. On ne s’éternisera pas plus que nécessaire.

En fait, heureusement que c’est une journée tranquille, qui est prévue. Aujourd’hui, je n’avance pas. J’ai du mal à trouver mon souffle, et je suis fatigué. Est-ce lié à l’altitude? Peut-être. Est-ce simplement de la fatigue? Peut-être aussi.
Je n’insiste pas, je prend mon temps. Et je bois beaucoup d’eau, ça devrait aider, si c’est lié à l’altitude.
On ne rigole pas avec le mal de l’altitude. On a appris, il y a quelques jours, qu’une fille de 23 ans est décédée à Forrester Pass. Elle avait fait le mont Whitney la veille, sans problème. Mais là, elle aurait commencé à se sentir fatiguée, et avoir des maux de tête. Ce qui est un signe qu’il faudrait redescendre tout de suite. Elle a fait une pause, pour manger, en espérant que ça passe. Elle a ensuite perdu connaissance, et ne s’en est pas relevée. Moi, je suis seulement fatigué. Ça ne devrait pas poser problème, en principe.
Aujourd’hui, la météo avait prévu une maximale de 8°C. Et la nuit devrait être pas mal non plus… Alors qu’il fait quasi 40°C en France. Et bien, je dois admettre que je ne suis pas jaloux. Et rien que pour vous narguer, je vais continuer à me plaindre du froid, tiens…
En persévérant un peu, on arrive enfin à Thousand Islands Lake. Et heu… On pourrait rajouter un petit « information non contractuelle », pour le nom. Peut-être que j’arrive au mauvais moment (fonte des neiges, donc lac avec un niveau d’eau trop élevé, et de nombreuses îles sont submergées)? Enfin, c’est quand même un coin sympa.


Et on passe le col dans la foulée. Une centaine de mètres au dessus du lac, le plus gros de l’effort a déjà été fourni.


Peu après le col, on fait une pause. Le campement prévu est dans environ 2 miles. Il faut dire, aussi, que le prochain col est proche, et qu’il y a, en principe, peu de campements dans les environs. Seulement… Le campement visé se situe juste après la rivière numéro 3 des plus problématiques à traverser (j’arrête de dire « dangereuses », le mot ne convient pas, cette année), et on n’a pas vraiment envie de se coucher avec les chaussures trempées. Il faut une certaine détermination pour les enfiler, le lendemain matin, après une nuit froide… On repère alors un petit coin sympa, avec une belle vue, et abrité du vent. Parfait. On va rester là. Par contre, on se prépare pour une nuit froide.


J66 (du mile 925 au mile 936)
19 juin
Comme prévu, il a gelé cette nuit. La condensation, due à ma respiration, s’est fixée sur le quilt et sur la tente. Il y a du givre partout. J’avais gardé une bouteille d’eau avec moi sous le quilt, pour avoir de l’eau liquide ce matin, pour le petit déjeuner. Sheppard a oublié, il n’a que de la glace. Il met ses bouteilles à chauffer au soleil, heureusement bien présent, pour avoir de l’eau.
On n’est toujours pas pressés, on en profite pour faire sécher quilts et tentes avant de partir.

Puis, on commence par descendre dans la vallée, avant de remonter vers Donohue Pass. 3375m d’altitude. Mais avant d’y arriver, on va avoir un problème. Et ce problème s’appelle Rush Creek.
C’est la fameuse troisième rivière problématique. Et elle nous pose une certaine difficulté. Franchement, on hésite. Tiens, je vous pose le même problème que nous avons eu:

Pour garder les pieds au sec, vous passez par le tronc, à droite, ou par les rochers qui dépassent de l’eau, à gauche?
Oui oui, cette petite rivière bien sympathique, c’est la troisième plus « dangereuse ». Vous vous attendiez à quelque-chose d’un peu plus… sportif? Nous aussi. Je choisi de passer par les rochers, et Shephard passe par le tronc.
Voilà, c’était le « danger » du jour. On n’a même pas eu les pieds mouillés. Et de toute façon, il y avait quoi, 15 à 25 cm d’eau? C’en est presque décevant. Non pas que je tienne vraiment à me tremper dans une eau à 2°C, hein, qu’on se comprenne bien. Mais ça manque quand même d’un petit quelque chose, je trouve…
On continue donc vers Donohue Pass. Et au fait, je n’ai visiblement pas le problème de fatigue d’hier, ça va bien mieux.



Je rajoute un animal à la liste des animaux sauvages observés: le hamster. Non, ce n’est toujours pas une blague. Moi et Yoshida, on en avait déjà cru en voir un sur Pinchot Pass, mais on s’était dit qu’on avait dû se tromper. Mais là, ça fait deux, quand même… Il y a plein de marmottes qui vivent autour, alors pourquoi pas un hamster, après tout?
En arrivant près du sommet, on trouve un gros rocher pour nous abriter du vent, on fait une pause. Et comme on est près d’un col, je tente: j’ai du réseau! Un petit coup de Whatsapp, et on termine notre ascension. Quasiment pas de neige sur le chemin.




On descend ensuite vers Lyell Canyon, où coule la Lyell River. Et on est alors dans le parc de Yosemite.
La descente se fait bien. Un peu plus de neige que de l’autre côté, au départ, et ensuite, c’est très tranquille.


Et ensuite… C’est tout droit. Il suffit de suivre la rivière, au fond du canyon, pour arriver à destination.




On calcule où on va passer la nuit. Les campements sont limités, et on ne peut planter nos tentes à moins de 4 miles de Tuolumne Meadows. Et officiellement, le campement de Tuolumne Meadows est fermé. Donc on va dormir à 6 miles du bureau des rangers, où l’on doit récupérer le permis pour Yosemite avant 10h demain.
J67 (du mile 936 au mile 942, plus une balade vers la vallée de Yosemite)
20 juin
La météo avait encore prévu des températures négatives pour la nuit, mais pas pour nous. Enfin, dans le meadow, à 400m, oui, tout est gelé. Mais pas de notre côté, au milieu des arbres, la température est restée positive. On a là un bel exemple de phénomènes physiques. Nous, on a été protégés par les arbres. Dans le meadow, c’est l’eau qui circule qui a abaissé la température.

Enfin, c’est aujourd’hui, en principe la fin de la vague de froid qui s’était abattue sur la région. Le général moustique doit se frotter les mains, ses troupes vont pouvoir sortir à nouveau… Ça faisait quelques jours qu’on ne les avais pas trop vus, à part peut-être quelques éclaireurs, sans doute pour vérifier notre position.
Ce matin, on alterne donc les phases forêt et meadows, jusqu’à arriver à Tuolumne Meadows.

Sur le trajet, on croise deux rangers, qui demandent à voir nos permis, et vérifient que l’on a bien nos bear cannisters (les boîtes à ours).
Autant le préciser: Tuolumne Meadows n’est pas une ville. C’est un campement géant d’où partent de très nombreuses randonnées. On y trouve un petit magasin, un bureau des rangers, des parkings. Et en principe, des emplacements pour camper et un petit restau, mais c’est fermé pour travaux.
On se rend au bureau des rangers récupérer le permis pour nos vacances, on se dirige ensuite vers le magasin, pour ravitailler, et grignoter. Je dévore un pot de glace, deux sodas et un plat réchauffé au micro-onde. Pas extraordinaire, mais il n’y a pas possibilité d’avoir mieux. On voit quelques hikers arriver, dont Grandpa, Disco et Bad Mouth.
Ensuite… Direction les vacances. On revient un peu en arrière, sur le PCT, avant d’obliquer vers la vallée de Yosemite, en remontant Rafferty Creek. On monte, tranquillement, vers le campement de Vogelsang.




Une fois arrivé sur la hauteur… C’est l’apocalypse. Le général moustique nous a visiblement tendu un piège, et on est allés en plein milieu. Ils sont nombreux, et visiblement motivés pour nous harceler.
On hésitait à prolonger un peu le chemin, et trouver un campement plus loin, mais on monte rapidement les tentes, pour se mettre à l’abri derrière nos moustiquaires. Ensuite, hé bien… on est en vacances, on profite de notre temps libre.

Même si on s’est enfermés dans nos tentes. J’avais pris quelques e-books, au cas où j’aurais du temps pour lire. Je vais commencer par Into the wild, de Krakauer. Je vous recommandé d’ailleurs son adaptation en vidéo, tellement proche de la réalité que c’en est presque plus un documentaire qu’un film. Et c’est vraiment sympa à regarder.
J’écris aussi sur le blog. Et en ce moment, pour vous donner un exemple, j’ai 9 moustiques posés sur la moustiquaire. Plus d’autres qui tournent. Leur nombre a déjà diminué, on continue d’attendre. À un moment, il va commencer à faire trop froid pour eux, et on pourra alors sortir de nos abris pour manger tranquilement.
J68 (balade dans la vallée de Yosemite)
21 juin
L’objectif du jour est de se rapprocher de Half Dome, où l’on montera demain matin.
On se lève à 5h. Parce qu’à cette heure là, il fait encore très frais, et on aura donc pas de moustiques.
Le problème dans cette zone, c’est sensé être les ours. Ceux qui vivent ici sont habitués à voir des humains et à tenter de leur voler de la nourriture. Mais c’est faux, c’est clairement les moustiques. C’est une plaie.
On a quelques alliés contre eux. Le vent. Le froid. Mais on a aucun contrôle sur ces deux éléments. La fumée d’un feu, au campement le soir, par exemple, ça peut aider aussi. Marcher vite, aussi, ça aide. Ces mini-vampires ont du mal avec des cibles qui se déplacent trop rapidement, ils ne parviennent que difficilement à se poser dessus.
Ne reste que l’équipement: moustiquaire, DEET et autres. Certains randonnent en vêtements de pluie, mais il fait déjà chaud sans ça, je ne veux même pas imaginer avec. Le premier truc à faire en arrivant au campement le soir: mettre sa doudoune. Trop épaisse pour que les moustiques piquent à travers.
On descend tranquilement vers Merced Lake, où l’on avait prévu de s’arrêter, mais finalement non, trop de moustiques.


On continue, jusqu’à trouver un endroit plutôt exposé au vent, pour manger tranquillement. Ceci dit, le paysage devient plutôt intéressant.








On trouve une petite zone, en bord de rivière, sans moustiques et avec de petites « baignoires » naturelles, qui chauffent au soleil…

On approche de Little Yosemite Valley. Malheureusement, la zone a brûlé. C’est moche, mais en plus, ça implique de ne pas avoir d’ombre.



On finit heureusement par arriver à la fin de cette zone. Et tant mieux, c’est la qu’est le campement que nous avions prévu pour ce soir.



On se couche de bonne heure: demain on se lève tôt.
J69 (balade dans la vallée de Yosemite, puis retour sur le PCT)
22 juin
Réveil à 3h. Ça pique un peu, mais l’heure, c’est l’heure. Et en plus, c’est en partie de votre faute… Si on veut ramener de belles photos du lever de soleil depuis là haut, il faut bien partir un peu plus tôt, non?
Donc petit déjeuner express, et on part avec le sac à dos allégé: on a laissé la tente, le duvet, plus tout ce qui nous paraissait inutile au campement, et la bear cannister dans une bear box, pour être sûr qu’on ours ne s’amuse pas avec pendant notre absence.
On marche de nuit, à la lampe frontale.
La lueur du jour commence à apparaître. On n’est pas encore arrivés, mais on a encore le temps.

La montée n’est pas trop rude… Jusqu’au moment où l’on arrive véritablement au pied de Half Dome. On commence par monter un escalier, les marches sont taillées dans la roche. Puis, on arrive aux câbles. Ils sont nécessaires pour se hisser jusqu’en haut, et encore plus que nécessaires pour la descente. C’est que le terrain est quelque peu pentu, et glissant.




Je laisse le sac à dos en bas des câbles, et ho-hisse! On termine la grimpette.
Mais le résultat en vaut la peine.







On redescend au campement, on récupère nos affaires et on se dirige vers la vallée. Le chemin pour y arriver est plus long que prévu. Et surtout, on arrive dans la zone des touristes. Et il y en a vraiment beaucoup. Plein de gens, partout. On n’a plus l’habitude.






On s’occupe du ravitaillement, pour 5 jours.
Et ensuite, comme on est à l’heure prévue, on va attendre le bus de 14h30. On y retrouve Simon, l’allemand qui avait perdu son sac à son arrivée à Los Angeles. Son trail name est Five Guys, suite à un repas en ville où il s’est montré quelque peu… vorace.
14h30, pas de bus.
15h, pas de bus. On vérifie les panneaux, c’est pourtant sensé être 14h30.
Vers 15h30, un autre bus de la même compagnie s’arrête, mais pas la bonne ligne. On nous informe que notre bus va venir, à 17h.
Ce qui ne nous arrange pas du tout. Il faut près de 2h pour revenir à Tuolumne Meadows. Ce qui implique arriver vers 19h. Interdiction de camper sur place, et à moins de 4 miles. Donc on est sensé repartir immédiatement, jusqu’à dépasser la limite des 4 miles, puis chercher un campement. Avec la nuit qui tombe. Ça sent le mauvais plan…
On va tenter le stop, pour tenter de gagner du temps. Ça ne marche pas terrible. Quelques voitures s’arrêtent, mais ne vont pas dans la bonne direction au prochain embranchement. Au bout de 45 minutes, un Allemand s’arrête devant nous et peut nous déposer plus loin, à côté d’un carrefour stratégique: l’une des routes passe forcément par l’endroit où on veut aller, et le bus (le plan B) doit aussi s’y arrêter.

On passe devant El Capitan. C’est une paroi assez connue dans le monde de l’escalade, je crois. Certains grimpeurs commencent tout juste leur ascension. Vu l’heure, ils termineront sûrement demain et passeront donc la nuit sur la paroi. Ça doit être impressionnant, mais je ne suis pas certain de vouloir tenter l’expérience…

Une fois arrivés à la station service, deux hikers y sont déjà depuis une bonne heure, sans résultat… Tant pis, plan B, on va prendre le bus. En l’attendant, moi et Shephard, on prend une glace et un fanta chacun. Et on paye son café à l’Allemand qui nous a déposé là.
Le bus fini par arriver, et on remonte vers Tuolumne Meadows. Vers le PCT. C’est la fin des vacances…
Coucou,
Encore et toujours de sublimes photos !
j en ai gardé une en fond d’écran …. pas de spider collègue ????? LOL
bonne continuation au plaisir de reprendre la lecture
Chris
Ah El Capitan, mon rêve quand je pratiquais l’escalade il y a des siècles… Escaladé en solo intégral (aucun assurage) par Alex Honnold, un américain, en près de 4h en juin 2017 (900m). Très belle photo mais qui ne rend pas le monstre de falaise que c’est…
Magnifiques photos
bon courage pour la reprise …fini les vacances 😉