De Echo Lake / South Lake Tahoe à Sierra City
J79 (de Echo Lake, mile 1092, au mile 1098)
2 juillet (suite)
On commence par longer Echo Lake. Il y a un petit port de plaisance, avec quelques petits bateaux. Ils permettent notamment de rejoindre quelques cabanes placées au bord de l’eau…


Après ça, on entre dans une nouvelle wilderness area, au nom joyeux de Desolation Wilderness. Tout un programme…

Au bout de quelques miles seulement, on passe devant Lake Aloha. Le coin est sympa, et il y a un peu de vent, donc pas de moustiques. Il ne nous en faudra pas plus pour décider de s’arrêter là.

Une marmotte nous surveille pendant toute la soirée. C’est la dernière que nous allons voir avant un long moment. En effet, en Californie du Nord, on perd les marmottes, et on retrouve les serpents… Dommage, je préférais nos copines poilues.
Et à propos d’Aloha, on a eu de ses nouvelles. Grâce à notre passage à Yosemite, il est maintenant devant nous. Ça va maintenant être à nous d’essayer de le rattrapper…
J80 (du mile 1098 au mile 1118)
3 juillet

Certains de nos informateurs ont localisé le général moustique (en anglais, moustique se dit mosquito):


Aujourd’hui, c’est la journée des lacs. Je ne vais pas vous mettre des photos de tous ceux croisés, mais ça n’arrête pas.


Ensuite, on s’oriente vers Dicks Pass. Et non, je ne vais pas faire de blague sur le nom de ce col.

Sur le col, j’ai du réseau. Et comme, à cet instant, Céline joue son match de championnat de France sur les cours de Roland Garros, j’envoie mes encouragements via Whatsapp… Ça doit jouer, elle gagne.


Ensuite, évidement, on descend. On terminera la journée auprès d’un lac. On a repéré un campement visiblement pas mal.

Et justement, c’est un problème. Le campement est très bien. Et donc très fréquenté.
À partir de 10h30, environ toutes les 30 minutes, j’ai une souris qui vient visiter mon sac à dos, elle y fait un bruit d’enfer. Elle me réveille à chaque fois.
Le pire, c’est qu’il n’y a pas de nourriture dans le sac, à ma conaissance. Tout est, en principe, suspendu dans un arbre, plus loin. Ce n’est que plus tard, en vidant complètent le sac, que je vais finir par trouver ce qu’elle cherche: je retrouve un vieil emballage de Snickers, qu’elle a commencé à déchiqueter. Je met à l’abri l’emballage, elle ne reviendra pas. Sale bête.
Sérieusement, si vous envisagiez de parcourir le PCT, mais que vous hésitez à cause des ours… Ayez plutôt peur des souris. Elle m’ont créé plus de problèmes que les ours.
À un moment, tout de même, j’ai entendu distinctement des bruits de pas près de la tente. Ça n’est pas Shephard, mais ça pourrait être un des autres randonneurs présents sur le campement. Ou un ours. Mais comme on partira, le lendemain, avant le réveil des autres, impossible de vérifier.
J81 (du mile 1118 au mile 1138)
4 juillet




Aujourd’hui, enfin, on va voir le Lake Tahoe. Avouez, ça serait dommage d’être sur le Tahoe Rim Trail, et de ne pas voir le lac, tout de même… Mais c’est juste pour aujourd’hui. Après, on s’en éloigne.

On accède à la Granite Chief Wilderness




Le soir venu, on trouve des emplacements où s’installer dans un bosquet. On est seuls. Et pendant la nuit, j’entend encore distinctement des bruits de pas près de la tente. Cette fois c’est sûr, c’est un ours, venu vérifier si on aurait pas, par hasard, laissé trainer de la nourriture facilement accessible. Mais non, il va être bredouille. Je ne suis pas sorti de la tente pour vérifier, j’ai préféré me rendormir.
J82 (du mile 1138 au mile 1154)
5 juillet

Aujourd’hui, on commence par deux petits cols.


Et ensuite, pendant quelques heures, on va longer la crête de la montagne. La vue est top.








En fin d’après midi, on croise un autre cavalier

Et on descend vers Donner Ski Ranch. Petit restau d’une station de ski, qui a trouvé la bonne méthode pour attirer les hikers: une bière de 40 oz est offerte sur présentation du permis PCT. On y retrouve le groupe de Milk et Crypto.

Le plan, c’était de rester dormir là bas, il y a aussi des chambres à louer. Sauf qu’on arrive trop tard, c’est complet. Tant pis, on retournera sur le trail, le prochain campement est à 0,5 miles.

J83 (du mile 1154 au mile 1175)
6 juillet

Ce matin, on doit traverser une autoroute. Je vous rassure: par le tunnel en dessous. Le problème, c’est que le tunnel est plein d’eau…

Pour une fois, il y a de l’eau courante sur l’aire se repos, on s’y arrête donc pour faire une pause.
Et ensuite, c’est journée en forêt. Oui, ça a été une section où le thème de la journée était plutôt marqué. On en sort un peu de temps en temps, pour passer une petite montagne, puis on redescend dedans dans la veillée suivante.




Une nouveauté toutefois: l’odeur des fleurs. Vous savez, cette odeur que toutes les marques de lessive se vantent de reproduire, hé bien j’ai la vraie dans le nez une bonne partie de la journée, au grès du vent.
On commence aussi à avoir de plus longues distances entre les points d’eau. Aujourd’hui, 10 miles sans eau. Certes, on a vu pire, mais on n’est plus habitués.
J84 (du mile 1175 à Sierra City, mile 1195)
7 juillet
Joli lever de soleil, puis on monte dans un nuage. Le vent en altitude semble fort, les nuages se déplacent vite.




Heureusement, le brouillard n’est que temporaire. Le nuage passe, et on a droit à un joli jeu d’ombres et de lumières, offert par le soleil et les nuages.

Ensuite, on descend.

On restera en forêt jusqu’à la fin de la journée.

Soudain, Shephard, juste devant moi, fait un bond.

Et on termine cette journée à Sierra City. Contrairement à ce que son nom laisse supposer, ce n’est pas une ville, c’est un petit village. Mais ça a été une ville, créée pendant la ruée vers l’or.
L’hôtel où l’on pensait passer la nuit est fermé: le proprio a le COVID. On trouve rapidement un plan B. On récupère notre colis, heureusement arrivé.
On mange, Shepherd tente le burrito local: 2,5 pounds, soit plus d’un kilo. Énorme. Il a du mal à terminer. Je me contente du « half pound burger ». J’en suis certain, il fait plus que le poids annoncé, mais je termine sans problème.
Ensuite, douche et dodo. On repart demain, direction Belden. Pour le moment, on ne pense pas s’arrêter à Quincy.
…
Et le général moustique, dans tout ça? Il s’est un peu calmé sur les attaques en masse. Il a dû comprendre que ça n’aboutissait qu’à nous précipiter vers le DEET dans toutes les zones où il nous tendait des pièges. Il est un peu plus sournois maintenant: moins de moustiques, mais quasiment tout le temps un ou deux qui tournent dès que l’on s’arrête.
Tooujours au top Emilien quelle belle aventure
Génial vraiment
Encore de bien belles photos. C’est un plaisir de suivre tes aventures.
Vivement la suite !!!
On lit toujours et on regarde ta position sur la carte.